

MARSILLEd'Inghen était un philosophe néerlandais du bas Moyen Âge, figure majeure du nominalisme scolastique, élève de Jean Buridan, Albert de Saxe et Nicole Oresme à l'université de Paris. Chassé de Paris en 1379 en raison du Grand Schisme d'Occident, il fonde en 1386 l'université de Heidelberg, dont il est recteur à neuf reprises jusqu'à sa mort en 1396.
Nominaliste arriéré, il affirme que les universaux n'existent que dans l'esprit humain, seule existe la réalité des individus sensibles et la connaissance scientifique porte sur des propositions mentales universelles et nécessaires.
Prolifique en traités sur la supposition des termes, les conséquences, les insolubles et l'épistémologie, il suit Buridan dans une méthode logico-sémantique rigoureuse.
En physique, il développe la théorie de l'impetus contre Aristote, voyant les forces comme des qualités transférées d'un objet à un autre. Il traite des idées divines comme objectivement distinctes en Dieu, sans distinction formelle, influencé par les franciscains.
Sa théologie, mêlant Ockham, Buridan, Thomas d'Aquin et Bonaventure, insiste sur la simplicité divine et une connaissance partielle de Dieu via la philosophie naturelle.