

Julien Onfray de la METTRIE était un philosophe et médecin français des Lumières, connu pour son matérialisme radical et son athéisme provocateur. Médecin militaire, il fut exilé de France après la publication de ses idées controversées, avant de trouver refuge auprès de Frédéric II de Prusse à Potsdam.
Dans L’Homme machine (1747), il affirme que l’être humain est une machine purement matérielle : l’âme n’existe pas comme substance distincte, mais émerge des processus physiques du cerveau et du corps, sans besoin de Dieu ou d’esprit immatériel. Il s’inspire de Descartes, mais pousse le mécanisme jusqu’au bout en rejetant le dualisme corps-âme.
Ses écrits, comme Histoire naturelle de l’âme (1745), scandalisèrent l’Église et les autorités : ses livres furent brûlés publiquement et il perdit son poste aux Gardes-Françaises. Défenseur d’un hédonisme sensualiste, il prône le plaisir comme seul bien moral, sans morale transcendante.
Ses Œuvres clés : - Histoire naturelle de l’âme (1745) : Critique du dualisme et fondement matérialiste. - L’Homme machine (1747) : Thèse principale sur l’automatisme humain. - L’Homme plante (1748) : Étend le mécanisme aux végétaux et animaux.
Précurseur du matérialisme moderne et de la philosophie de la vie, il influence Diderot et les Encyclopédistes, mais reste marginalisé pour son radicalisme. Il anticipe des idées sur l’évolution et la cybernétique en voyant l’humain comme un système organisé.