

Ge HONG était un érudit, alchimiste, médecin et philosophe taoïste chinois de la dynastie Jin. Il est surtout célèbre pour ses contributions à la philosophie taoïste, à l'alchimie et à la médecine traditionnelle chinoise.
Ses écrits reflètent une synthèse entre le taoïsme philosophique et le taoïsme religieux, qui intègre des pratiques alchimiques, des rituels et des techniques de longévité.
Le Baopuzi est son œuvre la plus célèbre. Elle se divise en deux parties :
- Neipian "Chapitres intérieurs" : Cette partie traite principalement de l'alchimie, des techniques de longévité et des pratiques taoïstes pour atteindre l'immortalité. Ge Hong y décrit des méthodes pour fabriquer des élixirs d'immortalité à partir de minéraux et de plantes, ainsi que des techniques de méditation et de respiration.
- Waipian "Chapitres extérieurs" : Cette partie aborde des sujets plus pratiques et sociaux, tels que la politique, l'éthique et la philosophie confucéenne. Ge Hong y défend l'idée que le taoïsme et le confucianisme ne sont pas incompatibles, mais complémentaires.
Dans le Baopuzi, il insiste sur l'importance de la quête de l'immortalité, qu'il considère comme le but ultime de la vie humaine. Il décrit également les dangers et les difficultés de cette quête, ainsi que les vertus nécessaires pour y parvenir, comme la modestie, la persévérance et la pureté spirituelle.
Il est considéré comme l'un des pionniers de l'alchimie chinoise. Il a expérimenté avec des substances comme le mercure, le plomb et le soufre, cherchant à créer des élixirs d'immortalité.
Son influence sur le taoïsme religieux et l'alchimie chinoise a été immense. Ses idées ont inspiré des générations de taoïstes et d'alchimistes, et ses écrits ont été étudiés et commentés pendant des siècles. Bien que certaines de ses pratiques alchimiques aient été abandonnées, ses contributions à la philosophie taoïste et à la médecine traditionnelle restent importantes.