

Alain FINKIELKRAUT est un philosophe français et essayiste français né en 1949 à Paris, fils de juifs polonais rescapés de la Shoah. Agrégé de philosophie, il a enseigné brièvement avant de se consacrer à l'écriture et aux médias, notamment via des chroniques radiophoniques sur France Culture. Membre de l'Académie française depuis 2014, il est associé au mouvement des "nouveaux philosophes" post-Mai 68, rompant avec le marxisme pour critiquer les idéologies totalitaires.
Ses essais majeurs incluent La Défaite de la pensée (1987), qui dénonce le relativisme culturel et l'appauvrissement intellectuel moderne, et L'Identité malheureuse (2013), où il analyse la crise de l'identité française face à l'immigration et au multiculturalisme. D'autres livres comme Remembering in Vain (1989) explorent la mémoire de la Shoah et les crimes contre l'humanité, tandis que À la première personne (2019) revisite son parcours personnel.
Il défend une pensée humaniste ancrée dans la tradition européenne, influencée par Hannah Arendt, Rousseau et les Lumières. Il rejette le "progressisme" idéologique qui, selon lui, nie les différences culturelles et sapent la civilisation occidentale par un relativisme anti-humaniste. La culture et l'éducation sont pour lui des remparts contre la barbarie moderne, qu'elle soit technologique ou identitaire.
Ses réflexions portent sur l'antisémitisme contemporain, le déclin de la littérature, la nostalgie du passé et les dangers du politiquement correct. Pessimiste sur la "destitution de l'Occident" par la globalisation et le numérique, il prône un retour à la raison critique et à l'universalisme exigeant, loin des illusions du Progrès.