
Le Populisme est un courant de pensée politique qui oppose un « peuple pur » et homogène aux « élites corrompues », en se présentant comme l'expression authentique de la volonté populaire contre les institutions établies. Plutôt qu'une idéologie complète et cohérente, il fonctionne comme une « idéologie mince » (selon Cas Mudde) qui se combine avec d'autres doctrines comme le nationalisme ou le socialisme, et se manifeste par un discours anti-système, plébiscitaire et souvent anti-pluraliste.
Apparu au XIXe siècle avec les mouvements narodniki russes (retour au peuple contre le tsarisme), le populisme moderne émerge aux États-Unis dans les années 1890 chez les farmers contre les monopoles, puis en Amérique latine et en Europe au XXe siècle (péronisme en Argentine). Sa résurgence récente, depuis les années 2010, s'explique par la crise économique, la mondialisation et la défiance envers les partis traditionnels.
Les fondements clés du populisme : - Antagonisme peuple/élites : Le peuple souverain est volé par une caste (politiciens, médias, experts, UE). - Leadership charismatique : Leader direct qui incarne la voix du peuple, via référendums ou réseaux sociaux. - Rejet du pluralisme : La démocratie libérale est vue comme une oligarchie ; seule la "vraie" majorité compte.