
Le Kokugaku est un mouvement intellectuel japonais qui a émergé à la fin du 17e siècle et a prospéré au 18e siècle. "Kokugaku" se traduit littéralement par "étude du pays" ou "étude de la nation" en français.
Le kokugaku visait à redécouvrir, étudier et promouvoir la culture et la littérature japonaises traditionnelles, en particulier les textes anciens tels que le Kojiki (Chronique des faits anciens) et le Nihon Shoki (Chroniques du Japon). Il était une réaction à l'influence croissante du confucianisme et du bouddhisme dans la société japonaise de l'époque, ainsi qu'à l'introduction de nombreuses idées étrangères via le contact avec l'Occident. Les érudits kokugaku cherchaient à renouer avec les anciennes traditions japonaises, notamment la mythologie, la littérature, la poésie, les rites religieux et la linguistique.
Les chercheurs kokugaku ont étudié les caractères et les termes anciens, ainsi que les mythes et les légendes japonaises, dans le but de comprendre la culture et la spiritualité autochtones. Les érudits ont exploré des œuvres telles que le Kojiki (Chronique des faits anciens) et le Nihon Shoki (Chroniques du Japon), considérés comme des sources précieuses de la culture et de l'histoire japonaises. Ils ont cherché à redécouvrir les racines authentiques de la nation japonaise.Ils ont cherché à préserver et à promouvoir l'identité japonaise distincte, en s'appuyant sur des éléments tels que la langue, la littérature, l'histoire et les coutumes traditionnelles.
Le kokugaku a également eu un aspect linguistique par l'étude de la langue japonaise ancienne et en rejetant l'utilisation excessive de termes chinois dans la langue écrite tout en cherchant à promouvoir un style d'écriture plus proche de la langue parlée japonaise.