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SIMPLICIUS

Philosophes gréco-romains
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SIMPLICIUS
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"Simplicius of Cilicia: Guardian of Ancient Wisdom" par VIS PHILO

SIMPLICIUS

480 – 560

SIMPLICIUS de Cilicie était un philosophe néoplatonicien grec de l’Antiquité tardive ou sa pensée joue un rôle clé dans la transmission de la philosophie grecque classique vers le monde byzantin, arabe et latin.

Connu pour ses commentaires sur plusieurs œuvres d’Aristote : Catégories, Physique et Du ciel, auxquels s’ajoute un commentaire sur le "Manuel d’Épictète" et, selon la tradition, sur "De l’âme". Ces commentaires sont volumineux et cherchent moins à proposer un “système personnel” qu’à expliquer, harmoniser et défendre Aristote dans une perspective néoplatonicienne. Ils contiennent aussi de nombreux extraits et rapports d’auteurs plus anciens (présocratiques, stoïciens, péripatéticiens), ce qui en fait une source précieuse pour l’histoire de la philosophie.

Néoplatonicien, il cherche à montrer la concorde profonde entre Platon et Aristote, qu’il considère comme deux expressions complémentaires d’une même vérité. Dans ses commentaires à la Physique, il défend par exemple la thèse de l’éternité du monde contre Jean Philopon, en s’appuyant à la fois sur Aristote et une lecture platonicienne non créationniste du Timée. Il intègre aussi des thèmes théologiques néoplatoniciens (hiérarchie des principes, intellect en acte, providence) pour interpréter la “métaphysique” aristotélicienne comme une véritable théologie première.

Ses œuvres seront très appréciées dans les traditions aristotéliciennes postérieures, notamment parce qu’elles offrent une synthèse de la philosophie tardo-antique et sauvent de l’oubli des doctrines anciennes. Transmis et traduits dans le monde arabo-musulman, puis redécouverts en Occident latin, ses commentaires contribuent à façonner la manière dont Aristote, Platon et le néoplatonisme seront compris au Moyen Âge. Aujourd’hui encore, ses textes servent de source majeure pour reconstituer la pensée de nombreux philosophes dont les œuvres originales sont perdues.