

Laszlo TENGELYI était un philosophe hongrois renommé, spécialiste de phénoménologie, qui n'est pas directement associé à l'agnosticisme dans ses travaux principaux, mais dont la réflexion philosophique touche aux limites de la connaissance humaine, un thème proche. Né à Budapest, il a étudié à l'université Eötvös Loránd avant de poursuivre une carrière académique en Allemagne, notamment comme professeur à l'université de Wuppertal à partir de 2001, succédant à Klaus Held sur la chaire de phénoménologie et philosophie théorétique.
Ses recherches se concentraient sur la phénoménologie husserlienne, le kantisme et la "nouvelle phénoménologie" française, comme chez Levinas ou Marion, explorant l'expérience de la singularité, l'affectivité et les rapports entre monde fini et infini. Dans des ouvrages tels que Neue Phänomenologie in Frankreich (2012) ou Welt und Unendlichkeit (posthume, 2014), il questionne les fondements de la métaphysique phénoménologique, sans aborder explicitement l'agnosticisme, mais en soulignant les horizons inconnaissables de l'expérience.
Bien qu'aucun lien direct n'apparaisse avec l'origine de l'agnosticisme – forgé par Thomas Huxley en 1869 et remontant à Protagoras –, Tengelyi a contribué à des débats sur la connaissance et l'absolu via son engagement dans des revues comme Annales de phénoménologie. Un document mentionne "di-agnostique Henry" près de son nom, peut-être une référence contextuelle à des discussions philosophiques sur le doute épistémologique, mais cela reste marginal.
Il i reste une figure clé de la phénoménologie contemporaine européenne, avec des publications en hongrois, allemand et français, et un engagement public, comme sa lettre ouverte en 2011 défendant des intellectuels hongrois face à des attaques médiatiques.