

Jean Scot ERIGÈNE était un philosophe et théologien irlandais du IXe siècle. Son œuvre la plus célèbre est "De divisione naturae" (Sur la division de la nature), qui est l'une des œuvres philosophiques les plus importantes du Moyen Âge latin et où il tente de systématiser la connaissance en une seule vision cohérente de la réalité. Il divise la nature en quatre divisions : la nature créée (qui existe et peut être comprise), la nature non créée (qui existe mais ne peut pas être comprise, c'est-à-dire Dieu), la nature qui crée et n'est pas créée (le processus de création lui-même, ou le Logos), et la nature qui n'est ni créée ni crée (le non-être absolu).
Il était influencé par la pensée de Platon, Plotin et Denys l'Aréopagite, ainsi que par les Pères de l'Église et la tradition néo-platonicienne et était également fortement imprégné de la philosophie grecque et arabe, ce qui était assez inhabituel pour un penseur occidental de cette époque.
Adepte de la tradition de Théologie Négative, qui enseigne que Dieu est au-delà de toute conceptualisation humaine. Cela signifie que la connaissance de Dieu ne peut être obtenue que par la négation des attributs limités qui lui sont attribués par les êtres humains.
Bien qu'il soit un théologien chrétien, il a développé une vision panthéiste modérée dans laquelle Dieu est présent en toutes choses. Pour lui, la création est une manifestation de la volonté divine et une participation à la nature divine, mettant l'accent sur la participation de l'homme à la connaissance divine. Il croyait que la raison humaine est capable de comprendre certaines vérités divines, bien que de manière limitée, et que la véritable connaissance est atteinte par une participation active à la nature divine.
Il était également connu pour son approche audacieuse des questions théologiques et philosophiques. Par exemple, il était en avance sur son temps en soutenant l'idée de la prédestination universelle, qui affirme que Dieu veut le salut de tous les êtres humains. Cette vision a été controversée à son époque et a même été condamnée comme hérétique après sa mort.