

Jean PAGUS était un philosophe scolastique français maître ès arts parisien, actif dans les premières décennies de l'université de Paris. Peu documenté, il incarne les figures obscures des écoles médiévales qui ont contribué à l'essor des arts libéraux avant la pleine structuration universitère. Il enseigne à Paris durant la période de genèse de l'université (1200-1231), marquée par l'arrivée de l'aristote latin et les tensions avec l'Église. Il fait partie d'une cohorte de magistri internationaux favorisant la méritocratie scolaire et la diffusion du savoir profane.
Ses écrits exacts restent mal connus, mais il est cité dans des contextes doctrinaux mêlant théologie et philosophie, notamment sur l'autorité des Écritures et de la tradition. Associé à des débats scolastiques précoces, il préfigure les querelles entre averroïstes et thomistes.
Malgré sa notoriété éphémère, il illustre le foisonnement des maîtres parisiens avant 1231, reliant les écoles du XIIe siècle à l'âge d'or de la scolastique. Son obscurity relative contraste avec des contemporains comme Pierre de Capoue ou les Anglais influents.