

Ivan ILLICH était un philosophe, théologien et critique social austro-américain d'origine multiculturelle, connu pour sa radicalité dans la dénonciation des institutions modernes qu'il juge aliénantes et contre-productives, prônant une société conviviale fondée sur l'autonomie humaine.
En 1961, au Mexique, il fonde à Cuernavaca le CIDOC (Centre interculturel de documentation), un laboratoire expérimental attirant des milliers d'intellectuels pour des séminaires interdisciplinaires sur éducation, développement et religion ; fermé en 1976 pour éviter son institutionnalisation, ce lieu forge sa méthode provocatrice post-Mai 68.
Il héorise la contre-productivité : tout processus industriel (éducation, médecine, transport) passe d'amplificateur d'autonomie à générateur de dépendance et d'inégalités, inversant sa finalité. Pour lui, les racines chrétiennes sont perverties : Incarnation ouvre à l'amour interpersonnel, mais modernité institutionnalise en monopoles salvifiques, ni accomplissement ni négation du christianisme, mais sa dégénérescence.
Ses oeuvres principales sont : - "Une société sans école" paru en 1971 : l'école, monopole étatique, désapprend plus qu'elle n'enseigne ; propose "réseaux d'apprentissage" pair-à-pair, libres et gratuits, pour restaurer l'éducation vernaculaire. - "La Convivialité" paru en 1973 : définit l'outil convivial (ex. : bicyclette) comme accessible, autonome et égalitaire ; introduit le "monopole radical" où la technique surpuissante exclut les alternatives et infantilise. - "Némésis médicale paru en 1975, Énergie et équité" en 1973 et "Le Chômage créateur" en 1977 : démontre que santé, vitesse, emploi deviennent contre-productifs au-delà d'un seuil .