

Hervé NÉDELLEC était un théologien et philosophe breton et appartient à la haute scolastique, au moment où les débats sur Aristote, l’averroïsme latin, Thomas d’Aquin et les rapports entre raison et foi sont particulièrement vifs.
Il intervient dans les grandes controverses universitaires parisiennes (notamment autour des ordres mendiants, de l’autorité pontificale et de la théologie comme science), aux côtés de maîtres séculiers comme Henri de Gand ou Godefroid de Fontaines.
Dominical et thomiste, il se présente comme un défenseur de la pensée de Thomas d’Aquin face à ses critiques, cherchant à préciser et systématiser le thomisme naissant. Sa réflexion sur des notions comme intentio (tension ou orientation vers un objet) et sur la nature de l’intellect montre une attention fine à la psychologie philosophique et à la théorie de la connaissance dans le cadre aristotélicien christianisé.
Les notices modernes recensent une quinzaine de textes, principalement des commentaires théologiques et des questions disputées, typiques de la méthode scolastique. Il reste une référence pour l’histoire du thomisme primitif et pour l’étude des débats médiévaux sur l’intellect, la volonté et l’autorité ecclésiale, mais demeure peu connu du grand public.