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GONGSUN LONG

Philosophes orientaux & africains
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GONGSUN LONG
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Gougsun Long par Nanjing University

GONGSUN LONG

325 A JC – 250 A JC

Gongsun Long était un philosophe chinois de la période des Royaumes combattants, principale figure de l’École des noms (Mingjia). Célèbre pour ses paradoxes logiques, notamment celui du « cheval blanc n’est pas un cheval », il y explore les rapports entre les noms, les concepts et la réalité qu’ils désignent. Le mot « cheval » désigne une forme ou une espèce, tandis que « blanc » ajoute une détermination de couleur : « cheval blanc » ne possède donc pas exactement la même signification que « cheval ». Il montre ainsi que l’on ne peut pas toujours remplacer un terme général par un terme particulier sans modifier le sens de la proposition.

Sa méthode consiste à pousser les mots jusqu’à leurs conséquences logiques afin de révéler les ambiguïtés cachées dans le langage ordinaire. Dans d’autres textes qui lui sont attribués, il examine également la relation entre les choses et le fait de les désigner, ainsi que la distinction entre des propriétés comme la dureté et la blancheur. Son travail porte donc sur des problèmes que nous appellerions aujourd’hui la logique, la théorie de la référence, la classification et la relation entre l’universel et le particulier. Toutefois, l’authenticité et la date exacte des textes conservés dans le Gongsun Longzi restent discutées : l’ouvrage original aurait comporté quatorze traités, mais seuls quelques textes ont survécu.

L’intérêt philosophique ne réside donc pas seulement dans des jeux de mots ou des sophismes. Il nous apprend que les conflits intellectuels et politiques peuvent provenir d’une confusion entre différents sens d’un même terme. Dire « tout cheval est un animal » n’est pas la même chose que parler d’un cheval particulier, pas plus que « l’homme » en général ne se confond avec tel individu concret. Sa pensée invite ainsi à examiner attentivement les catégories que nous employons et la manière dont elles construisent notre perception du monde. En ce sens, il peut être rapproché, avec prudence, des philosophes qui ont fait de l’analyse du langage un instrument central de la philosophie.

L’École des noms constitue l’un des rares courants de la Chine antique consacrés spécifiquement à la logique et à la philosophie du langage, en dialogue critique avec le confucianisme et le mohisme de son temps.