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Gary FRANCIONE

Philosophes contemporains — monde
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Gary FRANCIONE
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"Gary L. Francione: I'm Vegan." par Nonviolent Vegan

Gary FRANCIONE

1954

Gary FRANCIONE est un philosophe et juriste américain reconnu pour ses positions radicales dans le domaine des droits des animaux et ​ du véganisme. Il est professeur distingué à la faculté de droit de l’université Rutgers, aux États-Unis, et a également enseigné la philosophie du droit et l’éthique animale au Royaume-Uni. Il est le pionnier de la “théorie abolitionniste” des droits des animaux, qui affirme que l’exploitation animale ne peut être justifiée moralement et doit être complètement abolie, notamment par le véganisme, qu’il considère comme un impératif moral central et le point de départ du mouvement abolitionniste. Selon lui, la seule condition nécessaire pour que les animaux aient des droits est la sensibilité (sentience), et non des capacités cognitives élaborées telles que la conscience de soi ou le langage.

Il critique fortement la réglementation du bien-être animal (“animal welfare”), qu’il considère insuffisante et paradoxale, car elle perpétue le statut de propriété des animaux et rassure le public tout en permettant leur exploitation et plaide pour un droit fondamental pour les animaux : celui de ne pas être considérés comme des biens ou ressources à la disposition des humains. Tous les animaux sensibles devraient bénéficier d’un statut moral et légal protégeant ce droit.​ Il rejette toute forme de violence, s’inspirant notamment du jaïnisme et de la doctrine de non-violence (ahimsa), et inscrit l’action en faveur des droits des animaux dans la continuité du mouvement pour la paix.

Parmi ses livres les plus influents figurent :  Introduction to animal Right paru en 2000 et dans lequel il expose sa théorie basée sur la sensibilité comme critère unique du droit à la protection.​ Il se distingue notamment de Tom Regan en refusant de fonder la reconnaissance des droits sur des critères cognitifs sophistiqués, estimant que la valeur de la vie animale ne doit pas être moindre que celle de la vie humaine.