

David LEWIS était un philosophe américain connu pour sa théorie du réalisme modal, selon laquelle il existe un nombre infini de mondes possibles concrets et causalement isolés les uns des autres. Son ouvrage majeur "On the Plurality of Worlds" sortie en 1986, expose cette position révolutionnaire : pour lui, chaque monde possible existe aussi réellement que notre monde actuel, et sert à comprendre la modalité, c'est-à-dire ce qui pourrait être ou ce qui doit être.
Il a également proposé la théorie des contreparties en logique modale : au lieu de supposer que les personnes ou objets existent dans plusieurs mondes possibles, il affirme que chaque individu de notre monde a des « contreparties » dans les autres mondes possibles qui partagent certaines caractéristiques mais ne sont pas identiques à lui. Cette approche constitue une alternative à la logique modale traditionnelle, notamment celle de Saul Kripke.
Sa métaphysique est marquée par une conception atomiste (pointilliste) : la réalité n’est qu’une vaste mosaïque de faits locaux, chaque fait étant centré sur un « point » ayant des propriétés intrinsèques. Ce point de vue s’inspire de David Hume, d’où le nom « survenance humienne », refusant les liens nécessaires entre les faits et privilégiant une juxtaposition de qualités locales.
Il a beaucoup écrit sur la philosophie du langage, la philosophie de l’esprit, l’épistémologie, la logique philosophique et la philosophie des mathématiques. Son premier grand ouvrage, "Convention" de 1969, analyse les conventions sociales à l’aide de la théorie des jeux, en montrant leur caractère arbitraire et leur diffusion par la connaissance commune et le précédent. Il s a marqué durablement la philosophie analytique. "Ses théories sont incontournables dans les débats sur les mondes possibles, la modalité, la causalité, la convention sociale, et l’atomisme métaphysique. Ses ouvrages, tels que Counterfactuals et Philosophical Papers, restent des références dans l’analyse logique et conceptuelle contemporaine.