
Le Wokisme , diré du mot "woke" (éveillé en anglais) était utilisé dans les communautés afro-américaines pour désigner une prise de conscience des injustices raciales et sociales. Il invitait à rester vigilant face aux discriminations.
Aujourd'hui, le terme "wokisme" a pris une connotation plus large et plus complexe. Il est souvent utilisé pour décrire les questions d'injustice sociale, Il encourage à remettre en question les normes sociales et les stéréotypes, en particulier ceux liés à la race, au genre, à l'orientation sexuelle. Les personnes considérées comme "woke" cherchent à créer une société plus juste et équitable pour tous, en dénonçant les discriminations et en promouvant la diversité. Ils s'intéressent aux mécanismes qui perpétuent les inégalités, comme le racisme systémique, le sexisme, l'homophobie.Certains accusent les personnes "woke" d'être trop radicales et de vouloir censurer les opinions dissidentes. On leur reproche de diviser la société en groupes identitaires et de nier l'existence d'une humanité universelle. Ses détracteurs estiment que les personnes "woke" exagèrent les problèmes et se présentent comme des victimes.
Il remet en question les valeurs traditionnelles et propose une vision plus inclusive de la société, contribuant à l'émergence de nouveaux mots et expressions pour décrire les expériences des personnes marginalisées.
Des philosophes comme Judith Butler, philosophe féministe et queer qui a développé la théorie du genre et a questionné les normes de genre et de sexualité. Michel Foucault, historien et philosophe, il a analysé les rapports de pouvoir et les mécanismes de domination dans la société. Kimberlé Crenshaw, juriste et théoricienne féministe, elle a développé le concept d'intersectionnalité, qui permet d'analyser les différentes formes de discrimination qui se croisent et s'additionnent.