
Le Panislamisme est un mouvement politico-religieux qui prône l’union de l’ensemble des communautés musulmanes, ou Oumma, par-delà les frontières ethniques et géographiques. Historiquement, il s’est structuré comme une réponse directe à l’expansionnisme et à l’impérialisme des puissances européennes sur les terres d’Islam.
L’un des principaux théoriciens de ce mouvement, Djamal al-Din al-Afghani, voyait dans ce rassemblement sous l’autorité d’un calife unique le moyen de restaurer la puissance et la dignité du monde musulman. L’objectif central était de créer une solidarité transnationale capable de préserver l’indépendance des territoires musulmans et de renforcer la cohésion de la civilisation islamique face aux pressions extérieures.
Au cours du XXe siècle, il a évolué vers des formes plus institutionnelles, s'adaptant aux indépendances nationales des États musulmans. Si le projet originel visait un califat politique centralisé, les développements plus récents ont mis l'accent sur des organisations de coopération internationale, cherchant à instaurer un espace de dialogue social, économique et culturel entre les nations musulmanes.
Aujourd'hui, ce concept conserve une résonance importante en tant qu'idéal de fraternité et de défense des valeurs islamiques universelles. Bien qu’il ne constitue plus un mouvement politique unique et homogène, il continue d'inspirer diverses mouvances, allant de la diplomatie interétatique à des aspirations militantes prônant une restauration globale de l'unité islamique.