
L‘Ontologisme est un courant de pensée philosophique qui affirme que la capacité de penser implique, en silence, la reconnaissance de l’existence d’un absolument transcendant (souvent identifié à Dieu). Selon ce courant, l’esprit humain ne peut exercer ses facultés que s’il suppose, au moins implicitement, un être suprême et necessary, qui fonde l’être des choses et la possibilité même de la connaissance.
Au cœur de l’ontologisme se trouve l’idée que l’homme a une intuition directe de l’être ou de l’Être absolu, même si cette intuition ne suffit pas à épuiser son essence. Cette intuition serait présente dans chaque acte de pensée, dès que l’on reconnaît des limites à l’intelligence finie ou que l’on postule un ordre rationnel du réel, ce qui donne une forme de « preuve naturelle » de l’existence de Dieu.
Historiquement, l’ontologisme est lié à certaines lignes de la philosophie chrétienne et de la théologie moderne, notamment sous l’influence de penseurs cherchant à fonder la foi sur une intuition rationnelle de Dieu. Il se distingue de la simple métaphysique en soi‑disant critériologue, car il prétend que l’existence de Dieu n’est pas un simple raisonnement extrait d’arguments, mais quelque chose de déjà orienté dans la structure même de la conscience humaine.
Aujourd’hui, l’ontologisme est moins présenté comme une doctrine dominante, mais reste un repère important pour comprendre comment certains courants philosophiques et théologiques ont voulu rapprocher l’intuition de l’Être et la foi en Dieu. Il nourrit aussi des débats contemporains sur le rapport entre être, conscience et absoluité, par exemple dans les lectures de la philosophie de l’existence ou dans certaines réflexions sur la fondation de la métaphysique.