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Incompatibilisme

Courants de pensée occidentaux
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Libre-arbitre et déterminisme par Damoclès Cri-dC

Incompatibilisme

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L'Incompatibilisme est un courant de pensée philosophique selon lequel le libre arbitre et le déterminisme sont mutuellement exclusifs : si le déterminisme est vrai, alors nous n’avons pas de libre arbitre, et inversement, si nous avons un libre arbitre authentique, alors le déterminisme doit être faux. Cette position s’oppose frontalement au compatibilisme, qui soutient au contraire que liberté et déterminisme peuvent coexister.

Il affirme qu’« aucun monde déterministe n’est un monde où existe le libre arbitre ». Autrement dit, dans un univers où chaque événement (y compris nos décisions) est entièrement fixé par l’état antérieur du monde et les lois de la nature, il ne reste aucune place pour une liberté métaphysique réelle. Les incompatibilistes considèrent donc que la vérité du déterminisme impliquerait automatiquement la fausseté de la thèse du libre arbitre.

Il se divise en deux grandes familles. D’une part, le déterminisme dur (ou « hard determinism ») accepte le déterminisme et en conclut que le libre arbitre n’existe pas ; des penseurs comme Luther, Spinoza ou d’Holbach sont souvent cités dans cette veine. D’autre part, le libertarisme métaphysique (à ne pas confondre avec le libertarisme politique) rejette le déterminisme afin de sauver le libre arbitre : il postule que certaines actions humaines échappent à la détermination causale stricte, grâce à une forme d’indéterminisme (événements non causés, causés de manière non déterministe, ou causés par l’agent lui-même). Il s’appuient souvent sur l’intuition selon laquelle, pour qu’une action soit libre, il faut qu’il ait été réellement possible d’agir autrement dans les mêmes conditions. Or, dans un monde déterministe, cette possibilité semble illusoire : tout est déjà fixé par le passé et les lois naturelles. Des arguments célèbres, comme celui de la « conséquence » (Consequence Argument), cherchent à montrer que si le déterminisme est vrai, alors nos actions sont la conséquence inévitable de faits sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, ce qui rendrait la responsabilité morale problématique.