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Conséquentialisme

Courants de pensée occidentaux
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Conséquentialisme par Monsieur Phi

Conséquentialisme

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Le Conséquentialisme est un courant d’éthique selon lequel la valeur morale d’une action dépend principalement, voire exclusivement, de ses conséquences. Une action est donc jugée bonne si elle produit un résultat meilleur que les autres actions possibles, et mauvaise si elle entraîne davantage de souffrance ou de dommages. L’intention de l’agent, la tradition ou le caractère intrinsèque de l’acte ne constituent pas, en eux-mêmes, le critère moral décisif. La forme la plus connue du conséquentialisme est l’utilitarisme, développé notamment par Jeremy Bentham à la fin du XVIIIᵉ siècle.

Il se distingue de l’éthique déontologique, associée notamment à Kant, qui affirme que certaines actions sont moralement obligatoires ou interdites indépendamment de leurs résultats. Par exemple, un déontologiste peut estimer qu’il ne faut pas mentir, même si un mensonge permet d’obtenir une conséquence favorable. Le conséquentialiste, au contraire, demandera surtout quel choix produira le meilleur résultat dans la situation concrète.

Cette théorie possède une grande force pratique : elle oblige à examiner les effets réels de nos décisions plutôt qu’à nous contenter de bonnes intentions. Elle peut donc être appliquée à des questions comme la politique publique, la médecine, l’économie ou l’environnement. Toutefois, elle soulève des difficultés importantes : comment prévoir toutes les conséquences d’une action ? Comment mesurer et comparer le bonheur, la souffrance ou le bien-être ? Surtout, le calcul du meilleur résultat pourrait parfois sembler autoriser le sacrifice des droits d’une minorité au profit d’un plus grand nombre.

Il existe donc plusieurs formes de conséquentialisme. Le conséquentialisme de l’acte évalue chaque action particulière selon ses effets prévisibles, tandis que le conséquentialisme de la règle recommande de suivre les règles qui produisent globalement les meilleures conséquences, comme le respect de la parole donnée ou l’interdiction de la violence arbitraire. Le courant ne se réduit donc pas à l’idée simpliste selon laquelle « la fin justifie les moyens » : il constitue une famille de théories morales qui cherchent à déterminer rationnellement ce qui est juste à partir de la valeur des résultats.