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Antinatalisme

Courants de pensée occidentaux
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Vidéo — Antinatalisme
"L’antinatalisme en 3 minutes | Et si donner la vie était une erreur ?" par Echos de Philosophie

Antinatalisme

2006

L'antinatalisme est un courant philosophique qui considère la procréation comme moralement problématique, voire immorale, et recommande de s’abstenir de faire naître de nouveaux êtres sensibles (humains et parfois animaux) en affirmant que venir au monde expose nécessairement à la souffrance, à la frustration, à la maladie et à la mort, et que ces maux ne peuvent jamais être compensés de façon décisive par les plaisirs de l’existence.

Ce courant de pensée ne prône pas nécessairement le suicide ou la haine de la vie déjà existante : la plupart des antinatalistes distinguent clairement "ne pas créer" et "mettre fin" à des vies déjà là (qui pose d’autres problèmes moraux). Certains étendent le raisonnement à l’ensemble des animaux sensibles, estimant qu’il serait également préférable de limiter ou empêcher leur reproduction, pour éviter leur souffrance.

Un exemple contemporain très influent est le philosophe David Benatar, qui soutient que "mieux vaut n’avoir jamais existé" et développe un argument d’"asymétrie" : l’absence de souffrance est un bien, tandis que l’absence de plaisir n’est pas un mal pour quelqu’un qui n’existe pas.

Des idées antinatalistes existent déjà dans l’Antiquité : on trouve des formules expliquant qu’"il vaudrait mieux ne pas être né" dans certains textes grecs anciens, ce qui montre que la question de la valeur de la naissance est très ancienne. Dans la modernité, des penseurs pessimistes comme Schopenhauer ou, plus tard, Cioran développent de fortes critiques de la vie et de la procréation, ce qui prépare le terrain de l’antinatalisme contemporain, même s’ils n’utilisent pas forcément ce mot.